Article Volume 64:2

Judicial Audiences: A Case Study of Justice David Watt’s Literary Judgments

In 2016, the government of Canada announced reforms to the federal judicial appointment process aimed at increasing openness and transparency in the process. As part of those changes, all applicants for appointment to, or elevation within, the federal judiciary are required to submit responses to a new questionnaire.  Applicants are asked to reflect upon the role of the judiciary in Canada’s legal system.  One of the questions they are asked is: “Who is the audience for decisions rendered by the court(s) to which you are applying?”  While the audience for a court’s decisions is not a new matter of academic and professional discussion, this recent change has brought judicial audience more squarely into the public eye. Nearly every successful applicant, of those whose responses are available, highlighted three key constituencies that should be addressed in every court decision: the parties, the public, and the legal profession.

Justice David Watt’s short, staccato style introductions to decisions, authored since his elevation to the Court of Appeal for Ontario, have received attention. His introductions, which differ from the conventional style of legal judgments, have been the subject of legal blogs, mainstream media articles, and professional praise and criticism.  Decisions that include intentional stylistic departures from conventional judicial writing are sometimes referred to as literary judgments.  These so called literary judgments, including the ones written by Justice Watt, raise particular issues regarding the notion of judicial audience.  Justice Watt’s departure from the conventional style of legal writing, particularly given the gruesome and tragic facts involved in many of the decisions he has written, raises numerous questions: Who is the audience for these literary judgments?  Do judges write for a different readership when they issue decisions which depart significantly from the traditional style of legal writing?  What are some of the attendant risks of delivering literary judgments to particular audiences?  Do Justice Watt’s literary judgments speak appropriately and productively to the three constituencies for court decisions identified by judges themselves: the parties (understood broadly), the public, and the legal profession?  Using Justice Watt’s decisions as a case study, this article considers the issue of judicial audience in the context of literary judgments.  The article proceeds in three sections, each dedicated to an examination of Justice Watt’s literary decisions in relation to one of these three audiences.

En 2016, le gouvernement du Canada a annoncé des réformes du processus de nomination judiciaire fédéral visant à accroître l’ouverture et la transparence du processus. Dans le cadre de ces changements, tous les candidats à une nomination ou à une promotion au sein de la magistrature fédérale sont tenus de répondre à un nouveau questionnaire.  Les candidats sont invités à réfléchir sur le rôle du pouvoir judiciaire dans le système juridique canadien.  L’une des questions qui leur est posée est la suivante : « Quelle est l’audience à laquelle s’adressent les décisions rendues par le ou les tribunaux auxquels vous postulez ? » Bien que l’audience des jugements ne soit pas un nouveau sujet de discussion académique et professionnelle, ce récent changement a permis de mieux faire connaître au public l’audience des tribunaux. Presque tous les candidats retenus, parmi ceux dont les réponses sont disponibles, ont mis en évidence trois groupes clés qui devraient être abordés dans chaque décision : les parties, le public et la profession juridique.

Les introductions courtes et staccatos dans les décisions du juge David Watt, rédigées depuis son élévation à la Cour d’appel de l’Ontario, ont attiré de l’attention. Ses introductions, qui diffèrent du style conventionnel des décisions judiciaires, ont fait l’objet de blogs juridiques, d’articles de journaux et de louanges et critiques professionnelles.  Les décisions qui comportent des écarts stylistiques intentionnels par rapport à la rédaction judiciaire conventionnelle sont parfois appelées des « jugements littéraires ».  Ces jugements dits littéraires, y compris ceux rédigés par le juge Watt, soulèvent des questions particulières concernant la notion d’audience judiciaire.  Le fait que le juge Watt s’écarte du style conventionnel de la rédaction juridique, notamment en raison des faits macabres et tragiques qui sont impliqués dans nombre des décisions qu’il a rédigées, soulève de nombreuses questions : Quelle est l’audience de ces jugements littéraires ?  Les juges écrivent-ils pour un lectorat différent lorsqu’ils rendent des décisions qui s’écartent considérablement du style traditionnel de la rédaction juridique ?  Quels sont les risques liés au fait de rendre des jugements littéraires pour des audiences particulières ?  Les jugements littéraires du juge Watt s’adressent-ils de manière appropriée et productive aux trois groupes de lecteurs identifiés par les juges eux-mêmes : les parties (au sens large), le public et la profession juridique ?  En utilisant les décisions du juge Watt comme une étude de cas, cet article examine la question de l’audience judiciaire dans le contexte des jugements littéraires.  L’article se divise en trois sections, chacune consacrée à l’examen des décisions littéraires du juge Watt par rapport à l’une de ces trois audiences.

* Associate Professor, Dalhousie University. The author thanks Alice Woolley, Constance Backhouse, David Tanovich, Philip Anisman, Jocelyn Downie, Archie Kaiser, and Richard Devlin for their comments and feedback on an earlier draft of this paper. Thank-you to Emily Wang for the excellent research assistance. I would also like to thank the anonymous reviewers who assessed this article and provided insightful suggestions for improvement.

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Property Law and Collective Self-Government in this issue

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