Article Volume 66:3

The Body as Me and Mine: The Case for Property Rights in Attached Body Parts

According to a long-standing orthodoxy in the common law, the body is res nullius—nobody’s thing. Recently, this orthodoxy has been challenged. Courts have begun to allow for property in body parts. Yet the law still insists that the body as a whole is res nullius; body parts must be separated from the body to become ownable. I call the prevailing view, according to which separation from the body is morally transformative, the “Separation Thesis.” In this article, I argue that the law should recognize property rights in (some) attached body parts, too. To do this, I develop several candidate rationales for the Separation Thesis, but ultimately expose them as wanting. If separation from the body is not morally transformative, and we can have property rights in detached body parts, then we can have property in our bodies. This view––that less than the entirety of my body is me, and the rest is mine––is also normatively attractive. It readily explains why certain non-biological objects that fulfill bodily functions can become a part of our persons, such as wheelchairs and prosthetics. This view also grounds a right to the parts of our bodies that are not necessary to our existence as separate agents, such as hair. Other accounts struggle to substantiate the biological source’s claim to such body parts because they resist the idea of property in the body. Finally, my account captures both the proprietary and personal wrongs a tortfeasor commits when she excises a body part from another’s body without their consent. All of this implies that we can have personal rights to things outside of the body and property rights to parts of our bodies. This scrambles the intuitive alignment of “person” with “body,” and “property” with “the outside world.”

Selon une orthodoxie de longue date de la common law, le corps est res nullius — une chose qui n’appartient à personne. Récemment, cette orthodoxie a été remise en question. Les tribunaux ont commencé à admettre que les parties du corps puissent faire l’objet d’un droit de propriété. Pourtant, le droit maintient que le corps dans son ensemble est res nullius; les parties du corps doivent être séparées de l’ensemble du corps pour être susceptibles d’être possédées. Je nomme « thèse de la séparation » le point de vue dominant selon lequel la séparation du reste du corps est moralement transformatrice. Dans cet article, je soutiens que le droit devrait également reconnaître des droits de propriété sur certaines parties du corps qui demeurent solidaires de l’ensemble du corps. À cette fin, je développe plusieurs justifications possibles pour la thèse de la séparation, mais je démontre finalement qu’elles sont incomplètes. Si la séparation du reste corps n’est pas moralement transformatrice et que nous pouvons avoir des droits de propriété sur des parties détachées du corps, alors nous pouvons avoir des droits de propriété sur notre corps. Cette idée, selon laquelle je suis moins de l’entièreté de mon corps et j’en possède le reste, est également normativement attirante. Elle explique facilement pourquoi certains objets non biologiques remplissant des fonctions corporelles, comme les fauteuils roulants et les prothèses, peuvent devenir une partie de notre personne. Elle peut également servir à établir des droits sur les parties de notre corps qui ne sont pas nécessaires à notre existence en tant qu’agents distincts, tels que les cheveux. D’autres cadres analytiques peinent à justifier la revendication de la source biologique sur de telles parties du corps, parce qu’ils rejette l’idée selon laquelle le corps peut faire l’objet de droits de propriété. Enfin, ma théorie permet d’expliquer les préjudices sur la propriété et la personne que causerait l’auteur d’un délit en retirant une partie du corps à une autre personne sans son consentement. Tout ceci suppose que nous pouvons avoir des droits personnels sur des choses externes à notre corps et des droits de propriété sur des parties de notre corps. Ceci ébranle la correspondance intuitive de « la personne » avec « le corps » et des « biens » avec le « monde extérieur ».

* J.D. (2021), University of Toronto Faculty of Law. An earlier version of this paper was awarded the Faculty of Law’s inaugural Private Law Writing Prize. I wish to thank the Prize selection committee, as well as Larissa Katz, Manish Oza, Jim Phillips, Denise Réaume, Douglas Sanderson, Kees Westland, and Andy Yu for their detailed comments and encouragement. Thanks also to the McGill Law Journal’s two anonymous reviewers. Finally, I am especially grateful to Chris Essert for his guidance in the form of many patient and helpful conversations, comments on prior drafts, and for sharing his in-progress work. All errors are my own.

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Les impasses théoriques et pratiques du contrôle de constitutionnalité canadien in this issue

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